FSV-SWBV

Forum vitivinicole 2015

Disposer de références, enjeu stratégique pour toute la filière vitivinicole

Communiqué de presse du 27.11.2015 - Agri, Elise Frioud

La profession a besoin de références

Réunie à Berne mardi 10 novembre à l’occasion de son forum, la filière vitivinicole a exprimé son besoin de disposer de références fiables.

Dans le domaine de la vigne et du vin, les références ne manquent pas. De nombreuses études sont menées et des données, notamment techniques et économiques existent. La question est plutôt…où ? Et comment se procurer ces chiffres ? Ce sont ces besoins et interrogations qu’ont exprimé les participants au forum vitivinicole lors de leur rencontre le 10 novembre à Berne.

« Le public, les journalistes, les décideurs politiques souhaitent régulièrement s’informer sur la vigne et le vin. Mais lorsqu’on me demande quelle est la part de la production intégrée ou de la production bio en viticulture, ou encore quel est le nombre de producteurs de raisins, je ne suis jamais certain de donner des chiffres justes ou actualisés » a ainsi exprimé Olivier Viret, d’Agroscope. Les enjeux politiques nécessitent également de disposer de références actualisées. « Et n’oublions pas que le marché du vin est un des premiers à avoir dû supporter l’ouverture des frontières. Pour progresser et rester compétitive dans ces conditions, la filière doit donc disposer de références technico-économiques. C’est un enjeu stratégique », a-t-il ajouté.

Le changement climatique est également un défi qui se posera à la filière vitivinicole. Pour le relever, des chiffres fiables et actualisés sont indispensables.

Nombreuses données à disposition

De nombreuses données sont pourtant à disposition, comme en ont témoigné les intervenants de la journée. Etudes des terroirs réalisée par Agroscope et l’Ecole de Changins, fiches techniques et références en termes de coûts de production en vitiviniculture compilés par la centrale Agridea grâce à un réseau d’exploitations, références comptables chez Agroscope, statistiques réalisées par l’OFAG ou encore l’Office fédéral de la statistique ont entre autres été présentés à l’occasion du forum. Certaines données, pourtant disponibles, ne sont pas exploitées. D’autres ne sont pas actualisées, ce qui ne permet pas leur valorisation après un certain nombre d’années. Beaucoup de données techniques sont saisies par les producteurs, à l’exemple des interventions phytosanitaires dans les cahiers d’exploitation mais elles ne sont généralement pas compilées et mises en valeur. Les demandes à cet égard sont pourtant nombreuses et l’évolution de l’enregistrement papier vers l’enregistrement électronique ouvre à cet égard des perspectives intéressantes.

Des synergies sont nécessaires

Au terme de leur rencontre, les participants ont été unanimes pour exprimer le besoin de créer des synergies pour éviter les doublons et combler les lacunes. Il apparaît également indispensable de définir d’abord quels sont les besoins de la profession en termes de références actualisées et quelles sont les priorités. Le travail en commun devrait aussi mener à une simplification administrative, pour éviter aux producteurs de devoir remplir encore davantage de formulaires. Les règles de mise à disposition des données requièrent une attention soutenue et il y a un besoin de relais qui permette de faire remonter l’information dans toute la filière vitivinicole.